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Le
Mali, avec ses dix millions d'habitants, se situe au bord du
désert du Sahara dans l'Afrique occidentale. Très
pauvre, le revenu
moyen annuel est de 240€;
la main d'vre coûte très peu et les équipements
mécaniques coûtent très cher.
Pour la grande majorité des maliens, qui vivent dans des
milieus ruraux, des commodités comme l'eau courante et les
toilettes modernes ne sont pas financièrement accessible.
Les points d'eau sont rares et doivent être protégés
contre l'érosion et la contamination.
Une technique, disséminée par l'agence humanitaire
du gouvernement americain, le Corps de la Paix («U.S.
Peace Corps»), se sert de «briques
hollandaises» pour renforcer le puits. Ces briques, fabriquées
sur place en béton, sont très solides et sont conçues
pour résister à l'écroulement.
En tant que bénévole avec le Peace Corps, je formais
des équipes locales pour renforcer leurs puits avec des briques
hollandaises. Les villageois devaient soit réhabiliter un
puits déja en place ou en creuser un neuf. Ensuite je menais
une équipe de macons, et les formais sur le champ. Ils apprenaient:
- l'organisation et la sécurité du chantier;
- les techniques et proportions pour mélanger le béton;
- comment mouler les briques;
- à faire sêcher les briques;
- à poser les briques;
- à fabriquer les dalles;
- l'hygiène et l'entretien du puits.
L'ideal aurait été qu'une équipe puisse renforcer
plusieurs puits ensemble pour solidifier leurs connaissances, mais
le budget posait toujours un problème. Les villageois pouvaient
contribuer la main d'oeuvre, le sable et le graviers sans débourser
d'argent, mais le ciment et le fer pour un puits de 15 mètres
pouvait coûter jusquà 400€--une somme que les
villageois n'avaient simplement pas.
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